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Épicondylite (tennis elbow)

Symptômes

  • Douleur face externe du coude
  • Douleur à la préhension
  • Faiblesse de la poigne
  • Douleur irradiant vers l'avant-bras

Traitements

  • Repos et adaptation des activités
  • Kinésithérapie (étirements excentriques)
  • Infiltrations (PRP ou corticoïdes)
  • Libération arthroscopique

L’épicondylite latérale, plus connue sous le nom de « tennis elbow », est une tendinopathie touchant les muscles extenseurs du poignet à leur insertion sur l’épicondyle latéral du coude. Malgré son surnom, elle concerne bien davantage les travailleurs manuels que les joueurs de tennis.

Définition et anatomie

L’épicondylite correspond à une souffrance de l’insertion des tendons extenseurs du poignet sur la face externe du coude. Le tendon le plus souvent atteint est celui du court extenseur radial du carpe (ECRB). Les micro-lésions répétées du tendon provoquent une dégénérescence tissulaire plutôt qu’une véritable inflammation.

Facteurs de risque

Les gestes répétitifs de préhension, de vissage ou d’extension du poignet favorisent l’apparition de l’épicondylite. Les professions manuelles (bricolage, informatique, chaîne de montage), le jardinage et certains sports de raquette sont les principaux facteurs de risque. La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 35 et 55 ans.

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique. La douleur est reproduite à la palpation de l’épicondyle latéral et lors de l’extension contrariée du poignet. Les examens d’imagerie (échographie, IRM) ne sont pas systématiques mais permettent d’évaluer l’étendue des lésions tendineuses et d’éliminer une autre pathologie.

Traitement

La prise en charge est initialement conservatrice dans la grande majorité des cas :

  • Repos relatif et adaptation des gestes au travail ou au sport.
  • Kinésithérapie avec programme d’étirements et d’exercices excentriques, traitement de référence.
  • Port d’une orthèse (bracelet épicondylien) pour soulager l’insertion tendineuse.
  • Infiltrations de corticoïdes (soulagement rapide mais temporaire) ou de PRP (plasma riche en plaquettes) pour stimuler la cicatrisation.

En cas d’échec du traitement conservateur après 6 à 12 mois, une libération chirurgicale peut être proposée, réalisée le plus souvent par voie arthroscopique, consistant à débrider le tissu tendineux dégénéré.


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