Perte de force du bras
Manifestations
Difficulté à lever le bras seul
Le bras monte mieux quand quelqu'un l'aide
Faiblesse à certains gestes
Porter, pousser, tourner le bras contre résistance
Fatigue à l'effort
Le bras lâche au bout de quelques minutes
Objets qui tombent, gestes fins difficiles
Souvent associés à des fourmillements
Une perte de force peut venir d’un tendon, d’un nerf, de la douleur qui empêche de contracter les muscles, ou de plusieurs causes à la fois. L’examen sert à distinguer ces situations, car le traitement n’est pas le même.
Ce que vous pouvez ressentir
Le bras ne monte pas, ou plus haut avec de l’aide
Beaucoup de patients disent qu’ils ne peuvent plus lever le bras, porter un objet ou s’habiller. À l’examen, la comparaison est souvent instructive. Si le bras monte bien quand le médecin le soulève, mais pas ou moins bien quand vous le levez seul, l’articulation est souple : ce sont la force ou la douleur qui limitent le mouvement. Une rupture de tendon de la coiffe des rotateurs est l’une des explications possibles.
Faiblesse à certains gestes seulement
Certains tests, pratiqués contre résistance, ciblent chacun un tendon. Une faiblesse qui ne touche que certains mouvements oriente vers un tendon précis, ou vers un nerf.
Fatigue à l’effort
Un bras qui se fatigue vite à l’effort peut venir d’une irritation des tendons ou d’une instabilité de l’épaule. D’autres causes, plus générales, existent.
Gestes fins difficiles, objets qui tombent
Lâcher des objets ou avoir du mal à boutonner un vêtement fait évoquer une atteinte nerveuse : le nerf ulnaire au coude (fourmillements dans les 4e et 5e doigts), le nerf médian au pli du coude. Ces compressions ne doivent pas être laissées évoluer très longtemps : une fois le muscle atrophié, la récupération est moins complète.
Ce que l’examen permet de distinguer
- La mobilité du bras, seul et aidé, comparée à l’autre côté.
- La force par tests de résistance, qui font intervenir chacun un tendon.
- L’imagerie : l’IRM précise la taille d’une rupture de tendon et l’état du muscle. Cet état du muscle compte beaucoup pour décider si une réparation est envisageable.
- Selon les cas, un électromyogramme (EMG), examen qui étudie le fonctionnement des nerfs.
Une rupture visible sur l’IRM n’oblige pas à opérer. On opère les patients actifs, gênés et motivés ; une rupture peu gênante chez une personne peu demandeuse ne justifie pas de chirurgie. Un traitement conservateur (rééducation, antalgiques, parfois infiltrations) est souvent proposé en premier. Une infiltration traite la douleur, mais elle ne répare pas le tendon.
Un tendon rompu ne cicatrise pas spontanément, et avec le temps le muscle peut se rétracter et la rupture devenir irréparable. C’est pourquoi une perte de force qui dure mérite un avis, sans qu’il y ait lieu de se précipiter vers une opération.
Quand consulter
Il est justifié de consulter si :
- la perte de force dure ou augmente ;
- elle est apparue après un traumatisme ;
- vous laissez régulièrement tomber des objets, ou des fourmillements persistent ;
- vous ne parvenez plus à porter ou à lever des objets légers ;
- elle limite votre travail ou vos activités habituelles.
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