Blocage et raideur du coude
Manifestations
Raideur après traumatisme
Le coude ne se tend ou ne se plie plus complètement après une fracture, une luxation ou une immobilisation
Raideur avec arthrose
Perte d'amplitude lente, souvent avec une gêne en fin de mouvement
Blocage brutal
Mouvement arrêté net en un point précis, parfois par un fragment libre
Le coude est l’articulation du membre supérieur qui s’enraidit le plus facilement. On s’en aperçoit quand le bras ne se tend plus complètement, quand la main n’atteint plus le visage ou quand tourner la paume devient difficile. La raideur peut s’installer lentement, ou apparaître après un traumatisme. Le blocage et la raideur de l’épaule ont d’autres causes : ils font l’objet d’une page séparée (blocage et raideur de l’épaule).
Ce que vous pouvez ressentir
Raideur après un traumatisme
Après une fracture, une luxation, une immobilisation ou une opération du coude, la raideur est fréquente. Elle tient à l’inflammation, à la formation de tissu cicatriciel dans l’articulation ou, parfois, à la lésion elle-même. D’où l’importance de la mobilisation précoce prescrite après une fracture ou une opération, dans les limites données par le chirurgien (voir les pages de rééducation). Une raideur qui persiste après la période de rééducation justifie un nouvel avis.
Raideur dans l’arthrose
L’arthrose du coude provoque une perte progressive d’amplitude, surtout pour tendre le coude, parfois avec une douleur en fin de mouvement. Elle est plus fréquente chez les personnes qui ont beaucoup sollicité le coude ou qui ont eu un traumatisme ancien.
Blocage brutal
Un blocage net, reproductible, qui arrête le mouvement en un point précis, peut être mécanique : un petit fragment libre dans l’articulation, par exemple. L’imagerie et l’examen permettent de l’identifier. Une douleur brutale avec impossibilité de bouger après un traumatisme doit être examinée sans attendre.
Ce que l’examen recherche
- L’amplitude du coude (tendre, plier, tourner l’avant-bras), comparée à l’autre côté.
- La nature de l’arrêt du mouvement : dur et brutal (obstacle mécanique) ou progressif et élastique.
- L’imagerie : radiographie, parfois scanner ou IRM, pour voir l’os, l’arthrose ou un fragment libre.
Beaucoup de raideurs s’améliorent avec la rééducation, à condition qu’elle soit régulière et douce : forcer sur un coude raide l’enflamme et aggrave souvent la raideur. Quand la rééducation ne suffit pas, une arthroscopie du coude peut être discutée selon la cause.
Quand consulter
Il est justifié de consulter si :
- vous perdez peu à peu de l’amplitude, sans cause évidente ;
- le coude se bloque brutalement ;
- la raideur persiste après une fracture, une immobilisation ou une opération ;
- elle gêne des gestes du quotidien (manger, se coiffer, se laver).
Pour aller plus loin
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